
Textes juridiques :
a) le règlement B4 30.08 (art. 1,al. 1,1985): les questions d'hygiène du travail et de la protection de la santé au travail contenues dans la Loi fédérale sur le travail sont applicables dans la fonction publique.
b) selon l'OLT3 (Ordonnance 3 de la Loi fédérale sur le travail, art. 19, 1993), "l'employeur veillera dans le cadre des possibilités de l'entreprise, à ce que les non-fumeurs ne soit pas incommodés par la fumée de tabac d'autres personnes".
c) le statut du personnel des HUG (art. 23,1995) indique "les membres du personnel ne peuvent fumer pendant les heures de service et en dehors des locaux qui leur sont réservés à cet effet".
d) le Conseil d'Etat a déclaré le 17 avril 1996 l'entreprise-Etat de Genève "Etat sans fumée, mais pas sans fumeurs".
La consommation de tabac paraît liée à un phénomène de société, qui en admet l'usage et l'encourage par une publicité séduisante.
Pour exercer une action préventive d'une certaine efficacité et obtenir des résultats durables, il semble qu'il soit important de décrire non seulement les effets nocifs du tabac, mais de comprendre les motivations profondes du fumeur.
Au début, fumer ne répond à aucun besoin organique, les premiers essais correspondent souvent à une forme d'émancipation, de curiosité ou à un besoin d'imitation. La poursuite de l'expérience apporte un certain plaisir provoqué par l'action excitante de la fumée sur les centres nerveux, puis devient le support d'une légère névrose. Ainsi, s'établit l'habitude pouvant entraîner la dépendance qui n'a plus de rapport avec la jouissance de fumer (l'euphorie tabagique).
L'éducation sanitaire est une possibilité d'intervention dans la lutte contre la tabagisme au niveau des jeunes, son but principal étant de les dissuader de commencer à fumer. L'information devra faire appel davantage au jugement qu'à la crainte, et développer l'aptitude à la décision réfléchie.
Il n'est pas certain que l'exposé des dangers du tabagisme contrebalance l'attrait de la cigarette du fait qu'elle apporte un plaisir immédiat, et qu'elle est un symbole d'appartenance au monde adulte et d'une vie sociale réussie, de snobisme, et enfin, un produit d'apport financier pour la société.
ESSOR DE LA CIGARETTE, PREMIER PRODUIT EN VOGUE CHEZ LES JEUNES :

Depuis le début des années nonante, la part de fumeurs en Suisse est restée pour ainsi dire constante, à un tiers de la population (27% des femmes et 38% des hommes). Tandis que le taux des consommateurs de tabacs âgés de plus de 25 ans a quelque peu diminué, celui des jeunes - en particulier les 15-19 ans - a dramatiquement augmenté. C'est ce qui ressort de l'enquête suisse sur la santé menée en 1997. Entre 1992 et 1997, ce taux est passé de 29 à 41% chez les garcons de cette tranche d'âge et de 18 à 39% chez les filles du même âge. On observe la même tendance chez les écoliers : entre 1994 et 1998, la part de fumeurs réguliers (plus d'une cigarette par semaine) âgés de 15 ans a augmenté de plus de 10% chez les garcons et de plus de 5% chez les filles. Aujourd'hui, quelque 25% des écoliers âgés de 15 ans fument déjà au moins une fois par semaine.
LE TABAC ET L'ENFANT :

Les études effectuées dans différents pays montrent toutes que, dans la majorité des cas, on commence à fumer pendant l'adolescence, et parfois même avant. Fumer devient rapidement une programmation physique dont on ne peut se défaire, car la nicotine engendre une forte dépendance. Cette constatation a amené le Dr David Kessler, Commissaire de la Food and Drug Administration des Etats-Unis, à déclarer : "La nicotinodépendance commence le plus souvent dès l'adolescence et l'on peut véritablement parler de maladie pédiatrique".
- Le fait même de fumer "à l'essai" se révèle dangereux. Un tiers à un quart des adolescents qui font l'expérience de la cigarette deviennent des fumeurs réguliers. Une étude prospective a constaté que la moitié environ de ceux qui ont fait l'expérience de la cigarette sont devenus des fumeurs réguliers dans l'année qui a suivi.
- Les études effectuées dans de nombreux pays montrent que peu de jeunes qui n'ont pas commencé à fumer avant d'avoir 20 ans deviendront des fumeurs par la suite, ce qui souligne bien l'importance que doit revêtir le travail de prévention auprès des jeunes.
Deux tiers des fumeurs adolescents souhaitent arrêter de fumer et, s'ils pouvaient revenir en arrière, 70% ne recommenceraient pas.
L'industrie du tabac et le jeune fumeur : Si l'industrie du tabac prétend qu'elle ne cherche pas à pousser les jeunes à fumer, des documents récemment rendus publics montrent qu'ils s'intéressent depuis longtemps aux jeunes fumeurs. Les résultats des études susmentionnées des Etats-Unis sont très similaires aux conclusions de celles effectuées plusieurs années auparavant pour un fabricant canadien.
- "Fumer est très attrayant à 11, 12 ou 13 ans, mais, vers 16 ou 17 ans, beaucoup d'adolescents regrettent d'avoir commencé pour des raisons de santé et aussi parce qu'ils sentent qu'ils ne peuvent pas arrêter de fumer quand ils le veulent."
- "La volonté d'arrêter de fumer semble plus précoce qu'auparavant, apparaissant même avant la fin de l'école secondaire. En fait, elle semble s'installer dès que le nouveau fumeur réalise qu'il ne peut plus se passer du tabac. Mais la volonté d'arrêter et le fait d'arrêter sont deux choses bien distinctes, comme le jeune fumeur le constate rapidement."
TABAC ET FUMEE : LES SUBSTANCES NOCIVES AU MICROSCOPE

LA NICOTINE :
La nicotine accélère le rythme cardiaque, rétrécit les petits vaisseaux sanguins - comme ceux de la peau - et induit une mauvaise alimentation des tissus. Selon l'humeur du moment et la quantité de cigarettes consommées, les fumeurs recherchent essentiellement l'effet calmant ou stimulant de la nicotine. Une consommation élevée de nicotine engendre une dépendance physique comparable à celle de l'héroine.
LE GOUDRON :
Le goudron de la fumée du tabac contient une multitude de substances cancérigènes. Au contraire de la nicotine, le goudron n'a pas d'effet sur le psychisme. A long terme, les dépôts de goudron endommagent les organes respiratoires.
LE MONOXYDE DE CARBONE :
Le monoxyde de carbone est une substance particulièrement toxique pour les voies respiratoires. Il a notamment la particularité de se fixer sur l'hémoglobine plus facilement que les molécules d'oxygène et par conséquent, d'entraver la capacité d'absorption d'oxygène des globules rouges. L'oxygénation de l'organisme en pâtit. En outre, le monoxyde de carbone augmente la teneur du sang en graisses et accroît ainsi les risques d'artériosclérose.
- Les gaz irritants, les goudrons, la radioactivité sont chacun avec leurs spécificités (inflammation, infection, cancer, etc...) les autres agents nuisibles du tabac.
POURQUOI FUME-T-ON ?
Les situations et les raisons qui incitent à fumer sont multiples :
- pour se détendre.
- pour combattre le stress.
- pour se concentrer.
- pour se donner une contenance.
- par habitude.
- pour faire comme les autres (entourage direct ou modèles).
- pour vaincre l'embarras ou l'insécurité.
- parce que le fumeur ne peut pas s'en empêcher (dépendance).
TABAC : LES FAITS EN BREF
En Suisse...
- 33% des 15-74 ans se désignent comme fumeurs,
- plus de 700'000 personnes fument au moins vingt cigarettes par jour,
- plus de 14'000 jeunes âgés de 15 ans fument déjà quotidiennement,
- 9'000 personnes meurent tous les ans - soit 25 décès par jour - des suites de la consommation du tabac,
- la fumée est la principale cause de décès prématurés,
- plus de 20'000 années de vie disparaissent prématurément à cause de la consommation de tabac,
- les cigarettes provoquent plus de décès prématurés que le sida, la cocaine, l'héroine, l'alcool, les assassinats et les suicides réunis,
- la consommation du tabac représente un coût social de dix milliards de francs, somme assumée par toute la communauté,
- l'industrie du tabac investit 120 millions de francs par an dans la publicité
PIPE, CIGARE, CIGARETTES LEGERES :

Non seulement la vente des cigarettes, mais aussi celle des cigares est en nette augmentation. La fumée de la pipe et celle du cigare provoquent les même dommages à la santé que celle de la cigarette, y compris les maladies cancéreuses. Quant aux cigarettes plus légères, elles ne réduisent pour ainsi dire pas le risque de cancer du poumon et peuvent en outre déboucher sur des formes d'affectations particulières. On observe une augmentation des cancers se déclarant à la périphérie du poumon, comme l'adénocarcinome, qui provient de ce que le consommateur inhale plus profondément la fumée.
FUMEE PASSIVE :
La fumée passive désigne le fait, pour l'entourage, d'inhaler la fumée des autres. On distingue la fumée latérale qui se dégage de la cigarette qui se consume spontanément - de la fumée centrale, c'est-à-dire la fumée directement inhalée et expirée par la bouche. La fumée passive est cancérigène. En Suisse, on estime que deux cents personnes décèdent chaque année d'un cancer du poumon dû à un tabagisme passif. En outre, diverses études indiquent que celui-ci provoque des maladies cardio-vasculaires. Quoi qu'il en soit, dans les familles où les parents sont de grands fumeurs, les enfants sont davantage sujets à des affections des voies respiratoires inférieures. Un environnement de fumeurs est également un facteur déclenchant de l'asthme chez l'enfant. Selon certaines enquêtes, le risque de mort subite chez le bébé fumeur passif est deux à trois fois plus élevé que chez le bébé préservé de la fumée. De toute évidence, vivre dans un environnement sain et sans fumée de tabac fait partie des droits fondamentaux de la personne.
CIGARETTES : près de 60% des fumeurs souhaitent arrêter
Selon l'enquête suisse sur la santé menée en 1997, près de 60% des fumeurs souhaitent arrêter de fumer. 24% ont déjà essayé, mais ont rechuté. On le sait, le tabac engendre une dépendance. Aussi arrêter de fumer n'est-il pas une question de volonté. La dépendance physique se traduit par l'apparition de symptômes corporels de manque lorsque l'organisme est privé de nicotine pendant une certaine période (au réveil, notamment). La dépendance psychique renvoie à un réflexe, celui de la personne qui allume automatiquement une cigarette quand elle accomplit certains actes ou se trouve dans certaines situations. Les consommateurs de tabac moyennement dépendants peuvent, s'ils sont animés d'une motivation suffisante, arrêter de fumer par leur propre volonté, avec le soutien de leur famille et de leurs amis. Lorsqu'il s'agit de personnes fortement dépendantes à la nicotine, l'aide d'un spécialiste s'impose. L'expérience démontre qu'un fumeur doit en général s'y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir à arrêter de fumer. Mais la rechute n'est pas inutile, puisqu'elle permet à la personne d'acquérir des informations importantes et motivantes sur la vie sans tabac. Persévérer avec courage est tôt ou tard couronné de succès!
A PARTIR DE QUAND DEVIENT-ON DEPENDANT ?
Il faut savoir que les fumeurs ont une sorte de "compteur " dans la tête qui leur indique la dose de nicotine nécessaire. D'où l'inéluctable cigarette suivante et la difficulté de s'arrêter. Chez un fumeur qui consomme un paquet par jour, ce cycle infernal se reproduit environ toutes les demi-heures. Comme s'il possédait une sorte de "nicostat" (c'est-à-dire un thermomètre interne) lui ordonnant d'allumer une nouvelle cigarette dès que le taux de nicotine descend au-dessous d'un certain seuil.
Cette dépendance tabagique peut exister dès le chiffre de quatre ou cinq cigarettes par jour. Fumer cesse alors d'être un plaisir et devient avant tout une obligation, car l'absence de cigarettes entraîne des sensations désagréables avec malaises, irritabilité et difficultés dans le travail intellectuel, tous phénomènes qui conduisent le sujet à la cigarette suivante, devenue indispensable.
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ARRETER DE FUMER : un effort qui en vaut la chandelle
- Après un jour déjà, le risque d'infarctus du myocarde diminue,
- Après deux jours, le goût et l'odorat s'affinent à nouveau,
- Après trois jours, la capacité respiratoire s'améliore,
- Après trois mois, la circulation sanguine est meilleure,
- Après une année, le risque de maladies coronariennes est déjà réduit de moitié,
- Après deux ans sans fumée, le risque d'infarctus du myocarde est revenu à la normale,
- Après dix ans, le risque de cancer du poumon est égal à celui des non-fumeurs.
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1. DEPENDANT PAR HABITUDE
Il remarque à peine qu'il a une cigarette à la bouche. De toute facon, il est bien ancré dans l'habitude de fumer mais au fond la cigarette ne lui procure aucun plaisir particulier. Esclave de ses habitudes.

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2.LE FUMEUR PAR PLAISIR
(Consommateur pas dépendant)
Il savoure vraiment le fait de fumer (par exemple, après le repas). Il éprouve déjà la joie à allumer la cigarette et à jouer avec la fumée. Fumer lui procure véritablement détente ou stimulation. Pour lui, cesser est relativement facile, et s'il tient à continuer à fumer, il peut par exemple adopter la pipe. Il fume en général 1 à 3 cigarettes par jour

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3. LE FUMEUR PAR REACTION
(dépendance psychologique)
Il fume avant tout quand il a des difficultés ou lorsqu'il est sous pression. La cigarette est censée dissiper chez lui un sentiment de tension, d'angoisse ou de refus. Chez le fumeur par réaction, le choix du moment optimum pour s'arrêter est particulièrement important.

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4. LE FUMEUR "INTOXIQUE"
(pharmacologique et psychologique)
Il ressent consciemment le manque de cigarettes, cela le rend inquiet et nerveux. Il a "besoin" de la cigarette, et attend d'elle qu'elle dissipe sa sensation de malaise, ce qu'elle fait d'ailleurs provisoirement. La joie procurée par la cigarette est brève et souvent décevante, mais les sensations de malaise qui ne tardent pas à apparaître le font bientôt recourir à la prochaine cigarette. Il est très difficile et pénible pour le fumeur "intoxiqué" de s'arrêter, mais c'est tout à fait possible.

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PERSPECTIVES ET SOUHAITS D'AVENIR :
Il est évident que tous les adultes et plus particulièrement ceux qui sont en contact avec les jeunes, devraient être conscients de l'attitude ou de l'influence qu'ils peuvent avoir face à la prévention anti-tabac (obligation d'analyser leur dépendance).
En effet, pour être efficace, la lutte contre le tabagisme réclame la collaboration active des parents, des éducateurs, du personnel médical et paramédical, et enfin de la société. Les recommandations ne devraient pas être faites sous forme de défense ou de "véto", mais plutôt dans un esprit de respect de la liberté des non-fumeurs.
La prévention primaire du tabagisme, telle qu'elle se fait dans les écoles, aura pour effet de supprimer, à long terme, certaines idées fallacieuses actuellement répandues comme la réussite sociale ou sentimentale d'un individu à travers le symbole du tabac.
Grâce à une information objective, l'adolescent(e) devenu(e) capable de choisir de manière réfléchie, ne se laissera plus aussi facilement prendre au piège de la "manie tabagique".
LEXIQUE :
DEPENDANCE :
Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance est installée quand un usager ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances importantes. Sa vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : il est toxicodépendant ("accro"). Il existe deux sortes de dépendances qui peuvent être ou non associées.
LA DEPENDANCE PSYCHIQUE :
La privation de drogue entraîne un sentiment de malaise, d'angoisse allant parfois jusqu'à la dépression. Une fois qu'il a arrêté de consommer, le toxicomane peut mettre très longtemps à faire son deuil de l'effet du produit. Et, si les rechutes sont fréquentes, elles font partie du lent processus de renoncement psychologique.
LA DEPENDANCE PHYSIQUE :
L'organisme réclame le produit, à travers des symptômes corporels variés. La privation du produit entraîne un état de manque (voir définition ci-dessous)
SEVRAGE AMBULATOIRE :
Un médecin prescrit un traitement approprié sans hospitalisation.
Ou sevrage hospitalier : le toxicomane est admis à l'hôpital en cure de désintoxication sur orientation d'un service de soins spécialisés ou d'un médecin.
SUBSTITUTION :
Les programmes de substitution ont pour objectif de stabiliser momentanément la dépendance d'un toxicomane aux opiacés de manière médicale et légale, dans le cas ou celui-ci ne souhaite pas réaliser un sevrage immédiat. Ces médicaments sont prescrits ou administrés aux usagers de drogues par voie buccale. Ces programmes (ex.: méthadone) sont contrôlés par les autorités sanitaires et obéissent à des règles d'admission strictes.
(Les programmes de substitution pour le TABAC sont : nicorette, patch, spray, etc...)
TOLERANCE OU ACCOUTUMANCE :
L'organisme finit par s'habituer aux effets d'un toxique: pour obtenir l'effet recherché, il y a nécessité d'augmenter progressivement les doses de produit.
ETAT DE MANQUE :
- Pour les toxicomanies aux opiacés (morphine, héroine, opium), la privation du produit engendre un malaise physique - sueurs, courbatures, tremblements, nausées, insomnies, agitation - et psychologique - anxiété, irrascibilité, angoisse. Ce manque, aussi douloureux et spectaculaire soit-il, n'entraîne pas la mort. (Idem pour le TABAC)
- Par contre, le sevrage des barbituriques (somnifères rarement utilisés) ou un accident de sevrage de l'acool (délirium tremens) nécessitent une hospitalisation.
LE SEVRAGE :
C'est l'arrêt de la prise de drogue de manière brutale. Pour libérer leur organisme du besoin de drogue sans les effets physiques du manque, les toxicomanes peuvent faire une demande de sevrage sous contrôle médical. (Idem pour le TABAC)
DEPENALISATION LEGALISATION :
La législation en vigueur est l'objet de débats et de réflexions dont les médias rendent compte régulièrement. Les perspectives de légalisation ou de dépénalisation des produits actuellement illicites sont à l'ordre du jour. Il est utile de comprendre précisément leur signification.
Dépénalisation de l'usage :
C'est la suppression des sanctions pénales pour le seul usage d'un produit interdit. La dépénalisation peut être appliquée à l'usage privé mais ne pas concerner l'usage public ou ses conséquences sociales (par exemple, la liberté de consommation d'alcool s'accompagne de l'interdiction de l'ivresse publique ou de la conduite en état d'ivresse).
Légalisation d'un produit :
C'est l'autorisation de distribution d'un produit jusque-là interdit. Cette légalisation peut s'accompagner d'une restriction de la diffusion : lieux spécifiques de vente, interdiction de vente aux mineurs, production contrôlée (par exemple, la production et la vente du tabac et de l'alcool sont soumises à un contrôle exercé par l'état).
Les facteurs de dangerosité des drogues (tableau) :
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Héroine
(opioides)
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Cocaine
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MDMA
"ecstasy"
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Psycho-
stimulants
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Alcool
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"tranquil-
lisants"
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Canabi-
noides
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Tabac
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Dépendance
physique
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très forte
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faible
|
très faible
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faible
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très forte
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moyenne
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faible
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forte
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Dépendance
psychique
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très forte
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forte mais intermittente
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?
|
moyenne
|
très forte
|
forte
|
faible
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très forte
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Neurotoxicité
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faible
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forte
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très forte
|
forte
|
forte
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0
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0
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0
|
Toxicité
générale
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forte
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forte
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éventuellement très forte
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forte
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forte
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très faible
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très faible
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très forte
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Dangerosité
sociale
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très forte
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très forte
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faible (?)
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faible
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forte
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faible
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faible
|
0
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Traitements
substitutifs ou
autres
existants
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oui
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oui
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non
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non
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oui
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non
recherché
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non
recherché
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oui
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Aide à l'arrêt du tabac :
Si vous désirez rencontrer un spécialiste, nous vous conseillons de nous consulter.
Si vous recherchez un conseil personnalisé ou si vous souhaitez résoudre votre problème vous-même, vous avez la possibilité de nous contacter pour de l'information.
(INFO TABAC tel. 022 347 21 66. 11h-19h).
Contact :
Si vous disposez d'un site internet, merci d'y mettre un lien :
http://www.centre-antitabac-ge.ch
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